Migration en plaine
À leur arrivée dans la région, les oiseaux empruntent un vaste couloir, entre les contreforts du Massif Central et la côte Atlantique. L’observation de la migration en plaine a donc nécessité la mise en place d’un réseau d’observateurs-chasseurs important. Dès 1989, Le réseau était opérationnel. Tous les ans, il nécessite la participation d’un minimum de 60 postes d’observation, choisis parmi ceux qui sont les plus régulièrement occupés tout au long des 51 jours que compte la saison de chasse à la palombe. Étant donné qu’un comptage exhaustif des oiseaux est impossible, les chasseurs notent le nombre de vols vus et leur importance, permettant ainsi de calculer un indice migratoire. Les heures de passage sont également notées. Sur le carnet fourni par le GIFS, les nombres de vols posés et d’oiseaux prélevés sont aussi indiqués. En première analyse, les vols suivent une direction nord-est/sud-ouest, privilégiant l’axe central de la zone d’étude au détriment des couloirs oriental et atlantique. Depuis 20 ans, le passage est globalement stable sur la plaine, voire en légère augmentation, même si des fluctuations interannuelles de grande amplitude ont été mises en évidence. Il ne semble donc pas y avoir une érosion des effectifs en migration.
Migration aux cols
En parallèle avec le suivi en plaine, d’autres opérations semblaient nécessaires. La décision est donc prise, en 1999, d’étendre les comptages aux cols à 4 autres sites fréquentés par les oiseaux. D’est en ouest, les sites d’Arnéguy, Banca, Sare et Urrugne sont choisis. Chaque automne, les pigeons ramiers seront comptés tous les jours de 8h à 16h sans interruption. Le but recherché est d’étudier et d’effectuer un suivi des fluctuations des effectifs de palombes migrantes sur un territoire d’observation donné, pendant une période déterminée dans des conditions similaires pendant plusieurs années. L’analyse sur les 4 postes suivis confirme une tendance d’évolution à la stabilité voire en légère augmentation depuis 1999 avec des variations interannuelles importantes dues à divers facteurs (reproduction, météorologie, nourriture, …).